2010
Me suis fait attaquer par ça :
Ces bestioles sont vraiment bizarres. J'ai déjà vu beaucoup de nids de guêpes sous des toitures ou des avant-toits, dans des véhicules abandonnés, mais c'est la première fois que j'en vois un tout fermé comme celui-ci. Ne me demandez pas comment je l'ai trouvé car je n'ai pas eu besoin de chercher très longtemps, ce sont ces garces qui me sont tombées sur le râble alors que je taillais mes laurières.
Ouais, à un moment où, sécateur à la main, j'avais le nez dans le feuillage, j'ai senti que quelque-chose clochait. Il y eut d'abord le bruit, une sorte de bourdonnement sourd puis vinrent ensuite des ombres furtives sur les verres de mes lunettes de soleil, c'est alors que je me suis reculé pour voir de quoi il retournait. J'ai ainsi pu repérer un tas de bestioles qui voletaient en tous sens à une vitesse incroyable. Quand je dis un tas, au-moins cinquante, voir plus, j'en avais devant, derrière, dessus, partout, j'étais cerné par ce petit nuage vivant. Je n'arrivais pas à discerner à quel type d'assaillant j'avais à faire tant mes lunettes étaient embuées et les bestioles tardaient à passer à l'attaque. Ce qui m'amena à penser qu'il s'agissait d'une armée d'innocents bourdons.
Jamais je n'aurais cru qu'un bataillon de guêpes puisse attendre bêtement je ne sais quel signe pour charger. J'ai patienté le temps que cette bande d'excités me lâche la grappe puis me suis remis à la tâche. Pas besoin de dire que deux coups de sécateur plus tard une pluie de projectiles me fondaient dessus. J'ai entendu le sifflement strident qu'émettent les guêpes ou les frelons lorsqu'ils passent près des oreilles à vive allure pour piquer, j'ai senti des impacts sur ma casquette et, rien de plus...
Mon réflexe habituel quand des bestiaux belliqueux en veulent à ma peau est de ne plus bouger un orteil. Quelques secondes plus tard le coup de sang était passé et les navions rentraient à la base.
C'est là que j'ai repéré cette boule à quelques centimètres de mon genou, un joli nid tout rond de la taille d'un pamplemousse recouvert d'une bonne poignée de guêpes en rangs serrés autour de ce qui semblait être l'entrée. Je suis vite allé chercher appareil photo et camcoder pour immortaliser la chose.
Hein? bah non, aucune ne m'a piqué. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas pourquoi car par 33 degrés à l'ombre et temps orageux, bras et jambes nus c'était pas la surface de peau qui manquait, elles pouvaient aisément faire carton plein en quelques secondes...


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